Loi Travail XXL : la Direction Confédérale de FO doit appeler à la mobilisation

Le Comité Confédéral National (CCN) de Force Ouvrière, qui rassemble la Commission Exécutive Confédérale, les Secrétaires des Unions Départementales (UD) et des Fédérations professionnelles,  s’est  réuni Jeudi et Vendredi 29 Septembre. Le CCN, véritable parlement du syndicat a voté une résolution contraignant la Direction confédérale, dont son Secrétaire Général, Jean-Claude Mailly, à organiser « une mobilisation interprofessionnelle avant la ratification des ordonnances », et  demande « le retrait de mesures inacceptables » contenues dans les textes, considérées comme « une véritable régression sociale ».

Les 52 UD et 7 Fédérations professionnelles de FO n’ont pas attendu cette résolution pour participer aux manifestations et actions des 12 et 21 Septembre.

Et c’est exactement ce que la majorité des militants de FO, avec les salariés, réclame depuis le début du mouvement : une mobilisation d’ampleur, unitaire, large, sans arrière-pensée partisane, contre la Loi Travail XXL.

Le cercle Front syndical, qui regroupe des syndicalistes patriotes de toutes confédérations, dont des membres de FO, demande à Jean-Claude Mailly de participer dès maintenant, aux côtés des autres syndicats, aux actions contre la Loi Travail XXL et ses ordonnances. C’est ce que les syndicalistes, les salariés ont besoin pour faire reculer Macron sur ce texte.

Ces ordonnances sur la Loi Travail XXL sont véritablement dictées par l’Union Européenne pour en finir avec le Code du Travail et notre spécificité française en matière sociale. Si elles venaient à être ratifiées, cela marquerait dans le marbre une régression sociale sans précédent.

Le cercle Front syndical, aux côtés des Patriotes, présidé par Florian Philippot, réaffirme que le droit social et la préservation de notre modèle social français n’est possible que dans le cadre d’un Etat-nation avec une souveraineté nationale retrouvée, pleine et entière.

Dominique Bourse-Provence, Président du cercle Front syndical, Conseiller régional  Île-de-France

Laurent Bras, Secrétaire général du cercle Front syndical, Les Patriotes 41

Pourquoi je quitte le Front National

Déclaration de Laurent BRAS, ex-Secrétaire Départemental adjoint du FN41, Secrétaire Général du cercle Front syndical après la démission de Florian Philippot : pourquoi je quitte le Front National

Je suis rentré au Front National parce qu’il représentait un immense espoir de voir mon pays, la France, et son peuple, les Français, vivre dans une nation libre et souveraine, débarrassé du joug  de l’Union Européenne qui n’apporte que malheurs et désolations.

Fidèle aux valeurs sociales et à l’attachement de défendre les classes populaires, mon engagement syndical depuis des années en atteste, je considère que c’est dans le cadre de la défense de l’Etat-nation que ce combat peut et doit se mener.

Pour cela, il m’apparaissait nécessaire de construire une grande force politique à vocation majoritaire, sociale, populaire, souverainiste, laïque, s’appuyant sur notre identité nationale, et qui transcende les vieux clivages idéologiques qui ne sont qu’enfumage et facilité intellectuelle.

J’ai cru que le Front National, avec Marine Le Pen à sa tête et surtout Florian Philippot comme vice-président incarnaient parfaitement cette cohérence politique.

Malheureusement, après avoir été évincé de ses délégations en tant que vice-président du Front National, Florian Philippot a donc décidé de quitter le Front National le 21 Septembre 2017. Suivi rapidement par des cadres nationaux de grandes valeurs comme Sophie Montel, Philippe Murer Dominique Bourse-Provence Président du Cercle Front-Syndical, ainsi que des élus régionaux, municipaux, des cadres départementaux et de nombreux militants.

Tout ceci constituant le dernier coup de buttoir donné à la possible création d’un FN 2.0, tourné vers l’avenir, rassembleur, sachant parler de tout et à tous les Français. Les éléments néo-libéraux et identitaires  ont verrouillé l’appareil du parti et modifié la ligne insufflée au Front National par sa direction depuis 2011 jusqu’à  ces derniers mois.

Pire, si une hypothétique « alliance des droites », que certains appellent de leurs vœux venait à voir le jour (en admettant que Laurent Wauquiez veuille le faire), transformerait le FN en une force d’appoint de la Droite européiste, mais sans en être l’élément moteur. Tel un François Miterrand, à l’époque de l’Union de la gauche qui en son temps a fait le baiser de Judas à Georges Marchais pour tuer le PCF. Ainsi une telle alliance ferait subir au mouvement national le même sort : tomber dans les méandres de l’histoire et servir de force supplétive à la remorque d’une droite mondialiste, ultra-libérale, et immigrationiste.

Et que penser des déclarations de ceux qui ont œuvré à la crédibilisation de notre ligne de souveraineté nationale et qui maintenant viennent nous dire tranquillement « on va changer l’UE de l’intérieur » ? Calcul politicien pour faire allégeance aux virages à 180° du FN et  se rendre LR-compatible du même coup ? Cela fait 40 ans que certains croient à cette chimère, en vain : Bruxelles continuent de broyer  les peuples et de détruire nos économies.

L’Union Européenne n’est ni amendable, ni négociable, parce que fondamentalement ultra-libérale et voulant la mort des Etat-nations, provoquant in-fine l’avilissement des peuples. On ne refonde pas un parti en le ramenant 10 ans en arrière car  ses fondations  sont mitées : tôt ou tard l’édifice s’écroule.

Emmanuel Macron a réussi à unifier le pire de la Gauche et le pire de la Droite pour mettre en place une politique de destruction de ce qui fonde notre République : destruction du droit social avec la Loi Travail XXL, destruction de nos identités par la submersion migratoire, destruction des valeurs morales, de l’ordre et de la sécurité par le laxisme sociétal. En d’autre terme c’est la cohérence parfaite des européistes libéraux-libertaires en mission commandé pour détruire notre nation.

Face à cela, il convient donc d’y opposer un véritable rassemblement patriote des deux rives, qui  s’appuie sur le meilleur de la Gauche et le meilleur de la Droite, sans sectarisme, de conviction, et responsable, et qui place la souveraineté nationale en priorité absolue, dans une stratégie réelle de prise du pouvoir.

Le Front National qui se dessine actuellement ne prend pas ce chemin. A contrario, la dédiabolisation, que certain considère comme un « piège à cons » cède le pas à la re-diabolisation, l’outrance semble redevenir l’élément moteur, la réduction sur seulement quelques thèmes resserrant le champ politique.

Je ne me reconnais pas dans ce Front National là, qui n’est plus celui de l’ouverture tentée pendant  5 ans, mais du repli sectaire d’une caste qui n’aime vraiment que l’entre soi. A ce compte-là Jean-Marie est meilleur que Marine…

Je suis un homme de conviction et je suis fidèle à des idées, à un combat que je crois juste, pas à des sigles pas plus qu’à des personnes. Je ne peux pas rester dans un mouvement politique où les orientations et les déclarations nationales ne correspondent pas aux valeurs qui sont les miennes.

En conséquence, et c’est avec beaucoup de regrets, que je quitte le Front National et mes responsabilités de Secrétaire Départemental Adjoint de la Fédération du Loir-et-Cher.

Je précise que je n’ai aucun ressenti négatif à l’égard de la Fédération, où j’ai rencontré de véritables patriotes sincères, des personnes dévouées et un vrai plaisir de militer à leurs côtés.

Je tiens à saluer Michel Chassier, Secrétaire Départemental du FN41 pour son ouverture d’esprit (j’en veux pour preuve la mise en place du cercle Front syndical en Loir-et-Cher), et en espérant avoir accompli ma tâche de l’avoir secondé loyalement et du mieux que j’ai pu.

Je n’ai jamais caché ma convergence de vue aux idées défendues par Florian Philippot et mon adhésion à  l’association « Les Patriotes ». Dès le début de sa création, j’espérais que la direction nationale du FN comprendrait que ce laboratoire d’idées constituait un outil et un espace permettant de faire avancer le débat au sein du mouvement national. Visiblement  ceux qui gravitent  autour de Marine Le Pen ne l’entendent pas ainsi…

Je continuerais mon combat politique au sein des Patriotes dont je deviens dès maintenant son responsable départemental pour le Loir-et-Cher. J’appelle donc tous ceux qui ont à cœur la défense de la nation, sans outrance et dans l’apaisement, et au-delà des vieux clivages idéologiques qui n’ont plus cours, à me rejoindre.

Fait le 23 Septembre 2017

Laurent BRAS, Secrétaire Général du cercle Front syndical

Publié également sur Riposte Laïque

Laurent Bras, Secrétaire Général du cercle Front syndical était l’invité de la matinale du 18-09-2017 sur Radio Liberté

Laurent Bras, Syndicaliste, Secrétaire Général du cercle Front syndical et Secrétaire Départemental Adjoint du FN41 s’exprimait sur la matinale du 18 Septembre de Radio Liberté .

Il revenait sur la participation du cercle Front syndical à la manifestation du 12 Septembre, son action contre la Loi Travail XXL et sur ce qui semble se recomposer au niveau syndical.

Loi Travail XXL – Le 12 Septembre : première étape. Le 21 : on amplifie, dans l’unité la plus large

Le 12 Septembre, un peu partout en France, les salariés, et avec eux les Français, étaient fortement mobilisés contre la Loi Travail XXL et ses ordonnances. Loi, pudiquement appelée « Renforcement du dialogue social », un comble pour un ensemble de textes qui remet en cause plusieurs décennies de conquêtes sociales et qui rappelons-le n’est qu’une directive de plus imposée par l’Union Européenne pour déréglementer le droit social, vider le Code du Travail de son caractère protecteur pour les salariés, et qui n’apportera rien en matière d’emploi.

Le cercle Front syndical était tout naturellement présent dans ces actions, puisque ses militants étaient présents dans les cortèges et manifestations, au milieu de leurs syndicats respectifs : son Secrétaire Général, Laurent Bras était présent dans le cortège de Blois. Et le vice-président du Front National, Florian Philippot était présent dans la manifestation parisienne, au côté des forains.

Notons que outre la CGT, SUD et la FSU qui ont appelé aux rassemblements, la majorité des Unions Départementales ainsi que de nombreuses fédérations professionnelles de FO ont clairement appelé à participer aux manifestions et étaient présentes. De même, certaines fédérations de la CFDT ont participé à l’action contre la Loi Travail XXL le 12 Septembre, et des éléments de la CFE-CGC étaient présents dans les cortèges.

L’unité syndicale existe donc bien à la base : c’est la volonté des salariés et des syndicalistes de terrain ! C’est le moyen le plus efficace de faire reculer le gouvernement Macron et d’empêcher la France de sombrer dans un recul social sans précédent !

C’est pourquoi le cercle Front syndical appelle les salariés de France, et tous les syndicalistes qui ont à cœur de défendre les intérêts des salariés avant tout, à amplifier l’action et à se mobiliser à nouveau le 21 Septembre.

Cette mobilisation doit se faire de façon la plus unitaire, rassembleuse, ouverte et sans arrière pensée partisane. Ainsi, le cercle Front syndical, parce que constitué de syndicalistes responsables appelle les directions confédérales de FO, de la CFDT, de la CFTC et de l’UNSA à réellement prendre en compte l’intérêt des salariés et à mettre toutes leurs forces au côté de la CGT, de SUD et de la FSU dans un appel clair à l’action pour le 21 Septembre.

Dominique Bourse-Provence, Président du cercle Front syndical, Conseiller régional  Île-de-France

Laurent Bras, Secrétaire général du cercle Front syndical, Secrétaire départemental adjoint FN41

Les « fainéants, cyniques et autres extrémistes » dans l’action pour défendre nos droits sociaux

Aujourd’hui 12 Septembre, les salariés à l’appel de plusieurs confédérations syndicales se sont fortement mobilisés, et avec eux les Français pour défendre le droit social. Dans ces cortèges, outre la CGT, SUD et FSU qui appelaient aux manifestations, il y avait aussi des militants de FO, de la CFDT et de la CFE-CGC. Ainsi, pour Force Ouvrière, 52 Union Départementales sur 95 et au moins 7 Fédérations ont appelés aux actions contre la Loi Travail XXL (dans la région Centre, seule 2 UD de FO n’ont pas appelé), désavouant ainsi la position de Jean-Claude Mailly. Coté CFDT pareil, plusieurs Fédérations ont appelé à participer aux manifestations. Et dans les manifestations, on a pu voir aussi des drapeaux de la CFE-CGC. Et dans tous ces cortèges, les militants du cercle Front syndical était présent, dans leur syndicat respectif : j’étais présent, au milieu de mon syndicat, dans le cortège de Blois qui a réuni un millier de personnes.

Du jamais vu côté syndical : des syndicalistes, UD et Fédérations entières bravant les consignes de leurs directions ! Salle temps pour les bureaucrates et les états-majors syndicaux ! Ceux qui hier ont fait élire Macron contre Marine, la seule qui aurait préservé le droit social, cela même qui ont négociés sur le dos des salariés leur reddition aux Système sont dépassé par les « fainéants, les cyniques et les extrémistes », comme Emmanuel Macron osent nous désigner.

C’est sûr, Macron et tous ses oligarques s’y connaissent en travail ! Avec des députés LREM incapables (les 3 « gourdasses » élues dont une a été promue), violents (une qui mords et l’autre qui tabasse à coup de casque), certains confondant l’Assemblée Nationale en vaste marché que l’on fait visiter, ils font montre de sérieux et de compétence ! Sans compter la Ministre du Travail qui a semble-t-il largement profité financièrement du plan social de Danone quand elle était DRH. Finalement tous profitent allégrement des largesses de la République et n’ont que mépris et arrogance à l’égard du peuple.

Par contre, le gouvernement Macron, dans cette logique ultra-libérale la plus folle se sait qu’engendrer l’austérité et l’organisation méthodique de la destruction de tous nos droits, et en particulier nos droits sociaux acquis de longues dates. Il leur faut se soumettre aux injonctions de l’Union Européenne, qui pour satisfaire les appétits de la finance mondiale, ordonne plus de déréglementation, en particulier du droit du travail pour en finir avec les principes de l’Etat-nation.

Mais les Français ne l’entendent pas ainsi. Les faits sont têtus, comme dirait certain, et les faits donneront peut-être raison au mouvement national. En tout cas nous somme sur le pont : les Français peuvent compter sur nous.

NOTA : Un millier de personnes mobilisées à Blois contre la Loi Travail : Nouvelle République du 12-09-2017 .

Laurent Bras, Secrétaire général du cercle Front syndical, Secrétaire départemental adjoint FN41

Pourquoi le cercle Front syndical appelle à l’action le 12 Septembre mais pas le 23

Dans le dernier communiqué du cercle Front syndical, nous avons déjà expliqué en quoi la Loi Travail XXL était une régression sociale sans nom, néfaste pour les salariés et le monde du travail, ne réglant en rien le problème de l’emploi et de la relance de l’économie. Cette loi, que l’on pourrait appeler Loi Travail N°2, est dans le prolongement de la Loi El Khomri de 2016, combattu aussi par le Front National. Cependant, en 2016, le gouvernement Hollande-Valls-Macron-El Khomri n’a pas pu tout mettre en œuvre, et ce grâce aux mobilisations sociales auquel le cercle Front syndical a participé.

En bon apôtre du dogmatisme européiste en vigueur à Bruxelles, Macron, va achever ce que Hollande n’a pas pu faire : déréglementer et en finir avec le Code du Travail.

C’est l’application sans failles d’une politique néo-libérale, aux ordres de l’Union Européenne, du MEDEF et des puissances financières apatrides.

C’est pourquoi, en tant que syndicalistes responsables, nous serons et appelons à participer aux actions, mobilisations, manifestations qui auront lieu en France le 12 Septembre. Ces mouvements doivent être le plus large, le plus unitaire, le plus ouvert possible, sans sectarisme aucun et dans lesquels les syndicaliste patriotes doivent pouvoir prendre toute leur place, sans être discriminés.

Cependant, nous ne serons pas présents et n’appelons pas à participer au 23 Septembre, parce que nous sommes en désaccord avec La France Insoumise.

Premièrement, leurs cadres nationaux veulent accueillir d’avantage de migrants, régulariser les sans-papiers, pour la plus grande joie du MEDEF.

Se rendent-ils comptes que les Français, les salariés, le monde du travail se prennent tous les jours de plein fouet les affres de l’immigration qui pèse à la baisse sur leurs salaires et leurs conditions de travail ? Ont-ils consciences que ces mêmes salariés vivent tous les jours les ravages de la mondialisation : délocalisations, dumping social, absence de protection … Le tout orchestré à Bruxelles dans l’intérêt des multinationales qui n’ont qu’une idée en tête : en finir avec l’Etat-nation, fondement de notre droit social.

Deuxièmement, nous ne sommes pas non plus dupes des agissements de cette Gauche radicale qui a permis l’élection d’Emmanuel Macron, le candidat des banques et de la finance mondiale, ce même Macron qui n’a que mépris pour le peuple et ceux qui vivent de leur travail. Alors que la candidate opposée, Marine Le Pen, proposait l’abrogation de la Loi El Khomri, son programme électoral ne comportait aucune remise en cause d’acquis ou de droits sociaux, bien au contraire, puisque dans les 144 engagements de campagne figuraient des dispositions allant dans le sens des intérêts des salariés.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon et sa France Insoumise semblent plus enclin à tenter de se « compter » plutôt d’engager un vrai mouvement unitaire, large et puissant. Il préfère continuer ses diatribes méprisantes à l’égard du mouvement national et des patriotes (voir ses déclarations lors des Universités d’été de LFI à Marseille). Finalement il reste ce qu’il est vraiment : un sectaire.

Le Front National, les syndicalistes patriotes à travers le cercle Front syndical ont une analyse et des propositions cohérentes : nous défendons la souveraineté, qui constitue un ensemble qui ne se fragmente pas, dont la souveraineté sociale. La France est un pays avec une histoire sociale riche que nous devons préserver,

Cependant la France, les Français, les salariés, le monde du travail doivent se rassembler. Il nous faut construire un vaste mouvement social unitaire, patriote ouvert et tolérant qui transcende les vielles idéologies.

 Laurent Bras, Secrétaire général du cercle Front syndical, Secrétaire départemental adjoint FN41

Loi Travail XXL : une loi qui remet en cause les fondements sociaux de la nation

Les syndicalistes doivent combattre La Loi Travail XXL qui est une loi antisociale

En tant que syndicalistes, nous devons combattre la Loi Travail XXL, comme nous avons combattu la Loi El-Khomri en 2016. Cette loi, de teneur néo-libérale, profondément injuste socialement, visant à réformer le Code du Travail, ne cherche qu’à l’anéantir et va à l’encontre du droit social et de l’intérêt des salariés.

Il est clair que cette Loi Travail N°2, en fait Loi Travail XXL, est dans la continuité directe de la Loi Macron / El-Khomri de 2016 : une loi  de déréglementation du monde du travail, de casse sociale, qui vise à détricoter le Code du Travail.  Inutile de revenir en détail sur les méfaits sociaux de cette loi, ils sont largement connus (voir les différents communiqués du cercle Front syndical sur le sujet depuis la Loi El-Khomri) mais soulignons en passant que demain c’est :

– les accords d’entreprises qui créeront une concurrence déloyale infernale au sein des branches professionnelles,

– la fin de la durée légale du travail et donc la fin des heures supplémentaires majorées,

– le « contrat de projet » qui va remplacer le CDI et qui est en fait un CDD sans les maigres avantages du CDD,

– la facilitation des licenciements sans justification,

– le plafonnement injuste des indemnités aux prud’hommes.

Le syndicalisme en 2017 et la démission des directions syndicales

Force est de constater qu’en 2017, le syndicalisme ne consiste plus à « gagner » de nouveaux droits mais à éviter d’en perdre: les syndicats ne sont plus qu’en position défensive. Et dans le cas présent, leurs réactions sont mitigées, peu mobilisatrices, divisées, alors que les salariés dans leur ensemble attendent une réaction forte, unitaire et sans sectarisme.

En 2016, lors des mouvements contre la Loi El-Khomri, Force Ouvrière était vent debout contre, et ce à juste titre. En effet, la loi El-Khomri dans son article 2 inversait la hiérarchie des normes, c’est-à-dire instituait la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branches. Grâce aux mobilisations sociales de 2016, et à l’unité syndicale (moins la CFDT) qui prévalait à l’époque et dont faisait partie FO, une partie de la Loi El-Khomri a été battu en brêche.

Aujourd’hui, cette Loi Travail XXL est dans la continuité de la Loi El-Khomri : ce qui était vrai en 2016, l’est d’autant plus en 2017. Rien n’a changé, nous avons bien affaire à une loi de remise en cause du Code du Travail et qui fait primer les accords d’entreprises sur la loi.

La position de la direction confédérale de Force Ouvrière et de son Secrétaire Général, Jean-Claude Mailly est donc incompréhensible. D’ailleurs, plusieurs Fédérations comme celle des Transports, des Union Départementales n’acceptent pas cette prise de position qui va à l’encontre du combat syndical. Même mécontentement de la part de plusieurs militants syndicaux FO qui appellent sur les réseaux sociaux à participer aux actions et manifestations le 12 Septembre.

Rappelons au passage que le combat syndical c’est la défense des intérêts matériels et moraux des salariés, en toute indépendance à l’égard des partis politiques et du gouvernement, dont Force Ouvrière se réclame (Charte d’Amiens de 1906 qui fonde le syndicalisme français).

Alors que cherche Jean-Claude Mailly et le Bureau Confédéral de FO par cette décision iconoclaste ? La direction de FO confond-t-elle syndicalisme réformiste avec syndicalisme de compromission ? Cherche-t-elle à disputer ou à accompagner la CFDT sur cette ligne peu conforme aux intérêts des salariés ? Jean-Claude Mailly prépare-t-il sa reconversion, sachant qu’il passera la main au prochain congrès confédéral de FO qui se tiendra au mois d’Avril 2018 ?

Il est d’ailleurs assez étrange que la CFDT, qui a totalement accompagné la loi El-Khomri en 2016, se retrouve légèrement plus « critique » à l’égard de cette Loi Travail XXL. Peut-être essaie-t-elle d’adopter une stratégie moins conciliante, pour ne pas apparaître aux yeux de ses adhérents trop  favorable à une ligne d’accompagnement de mesures pas toujours très sociales.

Néanmoins il convient de ne pas oublier que parmi les organisations syndicales qui sont vent debout et appelle à manifester le 12 Septembre contre la Loi Travail XXL, CGT, SUD et FSU, leur directions, dans une schizophrénie des plus grandes, ont fait élire Macron, le candidat du Système, des banques et le chantre du mondialisme heureux. Alors que la candidate opposée, Marine Le Pen, proposait l’abrogation de la Loi El Khomri, son programme électoral ne comportait aucune remise en cause d’acquis ou de droits sociaux, bien au contraire, puisque dans les 144 engagements de campagne figuraient des dispositions allant dans le sens des intérêts des salariés.

La Loi Travail XXL est contraire aux intérêts du peuple de France

Pour créer des richesses, pour développer l’économie, dans une entreprise, certes il faut un Chef d’entreprise, un vrai capitaine d’industrie mais il faut aussi des salariés, « bien dans leurs baskets ». C’est un ensemble, un travail d’équipe. Hors depuis plusieurs décennies, le monde du travail régresse, les acquis sociaux reculent, le rôle même du travail dans l’entreprise est en question, et la souffrance au travail se développe de plus en plus, en particulier au niveau des cadres. Difficile dans ces conditions d’aller de l’avant et d’avoir une économie florissante. Et pourtant la France est un pays qui a des talents, qui sait innover. Le problème, surtout dans les grandes boîtes, c’est que l’on ne fait pas confiance aux salariés. Les décisions sont prises par des cadres sup déconnectés de la réalité et qui ne jurent que par des tableaux EXCEL et selon des critères financiers. Résultat : aucun talent ne peut émerger, l’immobilisme règne et le développement ne peut se faire. Notre économie, qui normalement devrait servir à produire des richesses pour la nation, dans l’intérêt du pays et de ses citoyens, ne sert que des intérêts apatrides et financiers, les fonds de pensions américains entre autre. On est passés d’une économie réelle, de développement (capitalisme industriel, progressiste au départ) à une économie virtuelle et financière (capitalisme financier), qui produit très peu de richesse, ou seul compte le bénéfice immédiat, le consumérisme, où la place de l’humain a peu d’importance. Cela conduit à transformer nos concitoyens en futur chômeurs, consommateurs.

Dans ces conditions, tout doit être « libéralisé » : les services publics, l’énergie… il faut en finir avec les monopoles publiques qui garantissent l’accès à tous dans de bonnes conditions et à des prix abordables. Il faut en finir aussi avec un Code du Travail qui garantit des droits sociaux élevés aux salariés, libéraliser le travail est l’objectif à atteindre pour mieux ubériser toute l’économie. Seul compte la « concurrence libre et non faussée » et le « marché » qui régulera tout. Evidement il y a un obstacle à cela : l’Etat-nation. La finance mondiale, et son bras armé qu’est l’Union Européenne, dans sa folle logique de politique ultra-libérale a donc besoin de remettre en cause tout ce qui fonde l’Etat-nation : c’est la fin des monopoles et services publiques, c’est la financiarisation de l’économie, c’est la fin des frontières, de la monnaie nationale, c’est la remise en cause de toute politique industrielle souveraine, c’est l’affaiblissement constant des Etats souverains. Dans ces conditions, La France, historiquement Etat jacobin, est particulièrement le modèle politique à abattre et en particulier notre système social français, issu de notre Histoire : Front Populaire, Conseil National de la Résistance et politique sociale gaulliste.

Au Front National nous sommes les seuls à défendre la souveraineté dans son ensemble. Elle ne se saucissonne pas, cela forme un tout : souveraineté économique, monétaire, budgétaire, législative et sociale.

Ainsi donc hier la Loi El-Khomri et aujourd’hui les ordonnances qui réforment le Code du Travail sont bien des déclinaisons d’injonction de l’Union Européenne qui ne vise qu’à détruire tout sentiment national. Il est donc de notre devoir, en tant que patriote, de combattre la Loi Travail XXL.

Ainsi le Front National a donc une ligne politique cohérente par rapport à cette loi d’un autre âge et nous devons prendre toute notre place dans un mouvement d’ensemble, qui doit être unitaire, sans sectarisme, et qui doit transcender les différents courants politiques.

Article également publié sur le site de Riposte Laïque .

Laurent Bras, Secrétaire Général du cercle Front syndical, SD adjoint du FN41

NON à la Loi Travail XXL néo-libérale – OUI à la protection des salariés

Pour satisfaire les intérêts des multinationales et de l’Union européenne, le gouvernement d’Emmanuel Macron a décidé d’en finir avec le Code du Travail. En légiférant par ordonnance, c’est toute la protection et le droit social qui sont piétinés par cette Loi Travail Macron 2, largement rejetée par les Français.

Ainsi demain, sous prétexte de lutte contre le chômage, c’est encore moins de droit pour les salariés :

– les accords d’entreprises qui créeront une concurrence déloyale infernale au sein des branches professionnelles,

– la fin de la durée légale du travail et donc la fin des heures supplémentaires majorées,

– le « contrat de projet » qui va remplacer le CDI et qui est en fait un CDD sans les maigres avantages du CDD,

– la facilitation des licenciements sans justification,

– le plafonnement injuste des indemnités aux prud’hommes.

Le cercle Front syndical, avec le Front National, fidèles à leur engagement aux côtés des salariés, des classes populaires et moyennes, s’opposent avec la plus grande fermeté à cette loi écrite par l’Union européenne, tout comme nous nous sommes opposés en 2016 à la Loi Macron/El-Khomri.

C’est pourquoi nous appelons les salariés à participer aux manifestions et actions qui se dérouleront partout en France dès la rentrée de Septembre.

Les Français, les salariés de ce pays, le monde du travail dans son ensemble ne peuvent accepter sans broncher que plus de deux siècles d’histoire et de conquêtes sociales et ouvrières pour lesquelles certains de nos ancêtres se sont battus, puissent être demain foulés aux pieds par un gouvernement aux ordres de Bruxelles et des puissances financières.

Le cercle Front syndical entend bien demain aider à construire, dans les syndicats, dans les entreprises, mais aussi dans la rue un puissant rapport de force contre la remise en cause du Code du Travail par le gouvernement Macron et pour la préservation du droit social et la protection des salariés.

NOTA: Article dans la Nouvelle République du 5-09-2017

Dominique Bourse-Provence, Président du cercle Front syndical, Conseiller régional Île-de-France

Laurent Bras, Secrétaire général du cercle Front syndical, Secrétaire départemental adjoint FN41