Les syndicalistes doivent rejoindre « Les Patriotes »

À l’issue des élections présidentielles, il convient d’avoir présent à l’esprit le résultat record atteint par la candidate patriote, Marine Le Pen, puisque 10 638 475 voix se sont portées sur elle (Macron ayant recueilli 20 743 128 voix). Soit le meilleur score de toute l’histoire du Front National, tous scrutins confondus.

Danger du bouc émissaire

Cependant, on mesure une certaine déception ressentie par nos adhérents, sympathisants et électeurs. Marine a récolté 33,90 % des suffrages exprimés (22,36 % des inscrits), et non le seuil a priori atteignable de 38 à 40%. Attention à ne pas transformer une progression indéniable en un sentiment d’échec relatif. Les sondages nous promettaient ce chiffre ? Il faut aujourd’hui plus encore qu’hier apprécier les sondages comme une tendance, une indication qui vaut sur le moment de l’émotion publique. Mais comme le dit Montaigne rien n’est plus vain et ondoyant que l’homme. Donc évitons l’exercice d’auto-flagellation, très apprécié de nos adversaires car il nous divise, débouche sur le vide et l’impuissance. Évitons la tentation trop humaine du bouc émissaire et construisons ensemble l’avenir politique du pays sur un paysage bouleversé et sens dessus dessous.

L’éternel retour du concret

Ce qui est formidable en politique, c’est qu’on n’en a jamais terminé et que tout continue toujours pour le meilleur, et parfois pour le pire. C’est l’éternel retour du concret… qui reprend ses droits à un moment ou à un autre, mais toujours la place qui lui revient en politique, c’est-à-dire la première, pour laisser loin derrière tous les enfumages médiatiques. En effet, il revient au gouvernement de conduire aux destinées de la nation et, en ce sens, il se doit d’agir. Le meilleur exemple est, malheureusement pour eux, le cas de la Grèce. Rappelez-vous ce peuple qui, malgré la faillite économique, a la chance de rester dans l’euro ! Les larmes des Grecs pourraient bien un jour noyer le continent européen…

Priorité politique

Les élections sont donc terminées, l’opposition patriote, derrière Marine Le Pen dispose maintenant de huit sièges au Palais Bourbon. Ces huit députés FN seront demain les porte-voix des aspirations populaires et sociales du peuple de France. Et plus particulièrement, lorsque que le nouveau gouvernement présentera à l’Assemblée Nationale sa réforme de démantèlement du Code du Travail, il faudra qu’il rencontre l’opposition la plus déterminée de la part de tous nos députés patriotes.

A de nombreuses reprises (communiqués, articles), le cercle Front syndical a argumenté en quoi cette réforme, dans le prolongement de la Loi El-Khomri de 2016, était une régression sociale sans précédent et serait contre-productive économiquement. La lutte contre le chômage de masse n’est qu’un alibi pour nous imposer en France, une transposition de l’Union Européenne pour encore plus déréglementer le travail et en finir avec le droit social de la France.

Prospérons à droite évidemment, mais soyons vigilants à prospérer aussi à gauche de l’échiquier politique ancien !

Le Front National est la seule force d’opposition à même de former ce mur des patriotes que Mélenchon a habilement tenté de lézarder durant la campagne, en usant des symboles patriotiques et de la Marseillaise en lieu et place de l’Internationale. Mais l’extrême gauche française est internationaliste. Elle est donc toujours en contradiction, prise dans un discours de lutte de classes où tous les patrons sont des ennemis mais où la figure de l’immigré agit comme métaphore angélique et messianique de substitution du rôle de l’ancien prolétariat marxiste. Ce faisant, elle acte la désindustrialisation – merci patron –, mais surtout elle favorise la concurrence des salariés et des travailleurs détachés pour la joie du grand patronat. Sans renier ses fondamentaux, mais au prix de quelques contorsions idéologiques, elle pille désormais l’héritage patriotique du PCF. Du moins quand ce dernier n’avait pas encore tout renié et tout trahi sous la houlette de Mitterrand… En quelque sorte, Mélenchon termine le travail 30 ans après son mentor et vide le PCF définitivement de tout contenu idéologique. Nous garderons nos larmes car ils ne les méritent pas et nous les réserverons à nos compatriotes des couches populaires qui seront les grands perdants de ces tactiques politiques. Soyons vigilants que ces écolos, humanistes estampillés trotskistes, ne prospèrent sur un certain tassement de notre base électorale. À nous de développer nos arguments politiques en direction du monde du travail.

L’histoire ne se répète pas mais elle s’arroge volontiers le droit de balbutier…

Le Président Macron n’a pas été élu sur son programme, flou et très évanescent. Mais il construit sa politique sur les bases d’un carnet de bord élaboré de longue date par l’Union européenne et dont il a énoncé les grandes lignes. Les pistes en matière de perte de notre souveraineté sont franchement déprimantes mais tel n’est pas mon propos. Je veux focaliser ici sur son projet de soumission à l’Union européenne par la destruction de notre modèle social. Le cercle Front Syndical doit être à l’avant-poste de ce qui va constituer le combat politique des prochains mois. Nous sommes des militants syndicaux patriotes qui souhaitons populariser le patriotisme économique et le patriotisme social parce que nous avons chevillé au cœur et au corps la question sociale. Et parce qu’un angle mort existe à ce propos au sein de notre formation.

Or, les premières réformes d’Emmanuel Macron sont une déclaration de guerre de classes en faveur du grand patronat qui tient le stylo en matière de droit du travail, de chômage et de retraite, et s’attaquera ensuite à la sécurité sociale. C’est l’ensemble du modèle social français qui est chamboulé, sans perspective de retour à l’emploi, bien sûr. Il n’existe tout simplement pas d’exemple dans l’histoire moderne où le droit créé l’emploi. Seule l’activité économique et son effet multiplicateur créent la croissance et l’emploi. Nous sommes donc en présence du vieil alibi des néo-libéraux afin de faire payer, hier, les classes populaires et aujourd’hui les classes moyennes. Il s’agit pour eux de réduire les déficits sociaux dans le carcan de l’Union européenne et de l’euro qui nous empêchent toute prospérité économique. Voilà ce que nos députés devront combattre car il convient de proposer l’inverse de ce qui est mis en place. C’est- à-dire sortir par le haut en protégeant notre modèle social grâce au patriotisme économique et au patriotisme social. Réguler l’activité économique, qui en vérité l’est toujours, mais dans le sens de l’intérêt de l’économie française et non européenne, donc allemande. Financer notre rebond économique grâce au franc, qui signifie le libre. Attaquer les fraudes fiscales et sociales, mettre en place la régulation transfrontalière des capitaux, des hommes et des marchandises.

Un parti refondé et convaincu de toutes ses orientations patriotiques sociales et généreuses

L’enjeu est de construire demain ce formidable mouvement de rassemblement des patriotes, de droite comme de gauche. En effet pour être à la hauteur des attentes du pays nous devons appeler à la rénovation, à l’ouverture, à la transformation du Front National vers le grand parti de masse à laquelle l’offre politique ne répond plus aujourd’hui, vaincu par des dizaines d’années au service de l’UMPS et dont le délitement est aujourd’hui acté. Une force politique donc à vocation majoritaire qui doit devenir demain un véritable parti de masse patriote, social, populaire, républicain, laïque et souverainiste.

Le nouveau Président fait tout bouger pour que rien ne change dans les équilibres fondamentaux et le recyclage des politiques qui portent la responsabilité de l’état de notre société. Sachons mettre en oeuvre au sein du parti une dynamique de réflexions, d’innovations idéologiques et organisationnelles vers le grand chantier de la refondation. Un « think-tank », comme l’appelle Marine, afin de débattre de nos grandes orientations et de leurs cohérences.

Un cercle Front Syndical plus que jamais décidé à exister pour porter la question sociale jusque dans nos instances nationales

Le cercle Front Syndical – non en tant qu’entité, mais chacun de ses membres à titre individuel – doit absolument prendre part à cette manière de révolution culturelle.

Des voix se font entendre qui craignent la division, certaines sont sincères, d’autres sont partisanes car elles souhaitent l’immobilisme du statu quo, qui nous condamnerait à court terme à renier la question sociale puisqu’elle serait dépourvue de l’architecture économique, financière et politique nécessaire à son avènement.

Ne nous payons pas de mots. Nous avons toujours comme objectif la volonté de transformer le cercle Front Syndical en véritable Collectif des Salariés de France, de manière à porter haut, sur le plan national, l’ancrage de la problématique sociale au cœur du parti pour la diffuser plus largement dans le corps social.

Certes, les diverses promesses qui nous ont été faites depuis plus d’un an n’ont pas été tenues. Évitons l’amertume, gardons-nous d’y voir une quelconque désinvolture ou même une forme d’ingratitude à notre égard. Mais plutôt l’expression de forces contraires agissantes. C’est pourquoi, forts de cette expérience et riches de notre histoire sociale nous devons nous inscrire dans la refondation en devenir, à côté d’autres forces d’ouverture, et être l’une de ces estafettes avancées de la recomposition culturelle des forces patriotes sous l’impulsion de notre Présidente Marine Le Pen.

Ainsi, en compagnie de Laurent Bras, j’invite tous les membres du cercle Front Syndical et au-delà tous les militants syndicaux qui comprennent les enjeux- à adhérer à cette association dès maintenant. Mes chers amis, mes chers camarades, veuillez recevoir toutes nos salutations, patriotiques, sociales et généreuses.

Dominique Bourse-Provence

Pour adhérer : http://www.association-lespatriotes.fr/adhesion/

L’article est publié également le 29-06-2017 sur le site de Riposte Laïque 

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