Avec Bruxelles, la fin des Services Publics à la française, c’est une énergie plus chère

services-publics-tout-doit-disparaitreDepuis 2008 et la déréglementation de l’électricité et du gaz en France, le prix de la facture de gaz a augmenté d’un tiers et celle de la facture d’électricité de 50%. 

Voici le communiqué de Presse de Florian Philippot, vice-président du Front National sur le sujet:

Le Médiateur de l’énergie, autorité publique indépendante, vient de rendre son rapport annuel. Il constate :«Si la concurrence devait apporter une baisse des prix, celle-ci est loin d’être au rendez-vous, particulièrement pour l’électricité». Imposée par le dogmatisme ultra libéral de Bruxelles, la concurrence dans le domaine de l’électricité s’avère une catastrophe pour les consommateurs. Depuis 2007, son prix a augmenté entre 49 et 56%.

Comment s’en étonner ? L’électricité est soumise à des lois physiques que l’idéologie ne saurait transgresser. L’électricité ne se stocke pas, mais elle se déplace à la vitesse de la lumière. Il faut donc que, à tout moment, les capacités de production disponibles soient au moins légèrement supérieures à la consommation prévisible. L’acheminement de l’électricité se traduit par d’importantes pertes en ligne, de l’ordre de la moitié de la production. À ces contraintes que la technique ne sait toujours pas surmonter, viennent s’ajouter les coûts induits par la concurrence (pertes d’économie d’échelle, publicité) et les fantasmes de l’écolo-gauchisme (notamment l’éolien à tout prix).

L’économie doit être délivrée de l’idéologie et des rêveries. La concurrence est bonne quand elle est techniquement possible en portant sur les produits eux-mêmes, et non sur les conditions de production. L’électricité reste, pour des raisons toujours indépassables, un monopole naturel. Elle doit être gérée en fonction de cette réalité. Jusqu’à l’intervention de Bruxelles, son coût en France était l’un des plus bas du monde, à hydraulicité comparable. Maintenons en les modernisant sans cesse les outils que la nation française a su se forger au cours de son histoire.

Ainsi depuis la dérèglementation et le démantèlement de  notre grande entreprise public qu’était EDF-GDF par Bruxelles, la « concurrence libre et non faussée » de l’Union Européenne n’a fait que favoriser l’augmentation de nos factures, la baisse de la qualité et des prestations pour le plus grand profit de la finance internationale.

Si nous voulons contrôler notre souveraineté énergétique et avoir un service de qualité accessible pour le plus grand nombre, il faudra que EDF et GDF redevienne un Service Public national. C’est le sens d’un Etat fort et stratège.

Laurent BRAS, animateur du cercle Front syndical du 41

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